Alors que la césarienne se banalise, moi je pense qu'accoucher naturellement est surement mieux que de passer par cette opération, car il s'agit bien d'une opération et même si la cicatrice est peu visible, elle est belle et bien là !
Lou va bientôt avoir 2 mois, je n'ai pas beaucoup parlé de cet accouchement qui a été à l'image de la grossesse: un vrai parcours du combatant...sincèrement, jamais je ne me serait imaginer passer par tout celà.
Quand on a le désir d'un enfant, on idéalise, je voyais les femmes enceintes, épanouies et belle. J'écoutais attentivement les témoignages des copines pour qui la grossesse avaient été formidable jusqu'au bout, et oui, mais quand ca se passe moins bien on en parle pas, malheureusement, c'est toujours bon de savoir qu'être enceinte peut être difficile à vivre, que tout ne se passe pas toujours très bien et je généralise, car beaucoup de problèmes autres que celui que j'ai vécu peuvent être abordés.
Revenons à nos moutons...je m'égare. Je disais donc "la césarienne", sincèrement le 16 novembre, en allant à la visite du dépassement du terme, je ne m'attendais pas à ce que l'on me garde pour surveiller le coeur de Lou, j'avais même prévu d'aller au cinéma après!!!
Quand on m'a dit qu'on allait accélerer les choses et que j'avais de forte chance d'avoir une césarienne, j'ai d'abord cru que Lou, arriverait le soir même, ensuite j'ai eu très peur de la césarienne, car avec ma grossesse compliquée, je ne pensais vraiment pas devoir passer par la césarienne.
Lorqu'ils ont commencé le déclenchement en douceur et que les contractions ont commencé, j'avais mal, mais je n'y croyais déja pas, bien vu, car j'ai souffert une nuit entière pour rien et julien a dû repartir en ne sachant pas ce qui se passerait dans la nuit.
Lou va bientôt avoir 2 mois, je n'ai pas beaucoup parlé de cet accouchement qui a été à l'image de la grossesse: un vrai parcours du combatant...sincèrement, jamais je ne me serait imaginer passer par tout celà.
Quand on a le désir d'un enfant, on idéalise, je voyais les femmes enceintes, épanouies et belle. J'écoutais attentivement les témoignages des copines pour qui la grossesse avaient été formidable jusqu'au bout, et oui, mais quand ca se passe moins bien on en parle pas, malheureusement, c'est toujours bon de savoir qu'être enceinte peut être difficile à vivre, que tout ne se passe pas toujours très bien et je généralise, car beaucoup de problèmes autres que celui que j'ai vécu peuvent être abordés.
Revenons à nos moutons...je m'égare. Je disais donc "la césarienne", sincèrement le 16 novembre, en allant à la visite du dépassement du terme, je ne m'attendais pas à ce que l'on me garde pour surveiller le coeur de Lou, j'avais même prévu d'aller au cinéma après!!!
Quand on m'a dit qu'on allait accélerer les choses et que j'avais de forte chance d'avoir une césarienne, j'ai d'abord cru que Lou, arriverait le soir même, ensuite j'ai eu très peur de la césarienne, car avec ma grossesse compliquée, je ne pensais vraiment pas devoir passer par la césarienne.
Lorqu'ils ont commencé le déclenchement en douceur et que les contractions ont commencé, j'avais mal, mais je n'y croyais déja pas, bien vu, car j'ai souffert une nuit entière pour rien et julien a dû repartir en ne sachant pas ce qui se passerait dans la nuit.
Le lendemain, j'étais toujours dans cette chambre où les femmes sont de passage, j'ai demandé à changer de service car ils ne voulaient pas me remettre de produit. Rien a faire, les sages femmes devaient se persuader que j'allais accoucher??? Je me sentais mal dans cette pièce, sans confort et glauque!!!!
Chaque jours on me disait qu'une décision serait prise et que j'aurais ma fille dans les bras bientôt. En attendant, je devais me plier au monitoring à répétition avec le stress d'entendre les battements de son coeur diminuer et cela c'est produit plusieurs fois...la situation n'était pas des plus réjouissante.
Le mardi, on me pose le fameux Gel censé me provoquer de nouvelles contractions et là rien du tout, le soir la sage femme me dit clairement et devant julien que j'aurais ma puce le mercredi, je pleure et demande si c'est certain, elle me répond que oui!
Le mercredi, je ne sais pas ce qui m'attend, mais je ne peux plus rester avec Lou dans mon ventre sans savoir si elle va bien ou pas. Pendant le pré-séjour, mes vomissements son revenus et je savais qu'il me restait que 2 cpm de Zophren...quand le médecin est venu et qu'il m'a dit qu'on ne pouvait pas déclencher, j'ai cru devenir folle.
Je me souviens l'avoir suplier de faire quelque chose car je ne pouvais plus attendre. Il m'a parlé de la césarienne programmée et m'a dit qu'en 10 min c'était fini. Ensuite il a fait de la prévention en me parlant de ma prochaine grossesse qui devra être surveillée à cause d'un utérus cicatriciel...sur le coup, j'ai dis que je voulais seulement que Lou sorte et qu'elle aille bien, dans mon ventre je n'avais pas de contrôle, alors il pouvait bien me dire tout ce qu'il voulait!!!
Julien est arrivé après et je lui est annoncé qu'on devait prendre une décision, soit tenter le déclenchement, en sachant que ca pouvait se finir en césa, soit de faire directement la césarienne et que Lou arriverai dans la matinée...la sage femme, très gentille, nous a parlé longuement et nous a dit qu'on pouvait tenter le déclenchement, elle a également réussi a ramener le médecin à son idée. Au final, il n'était plus question de choisir la césarienne programmée.
Je suis partie directement en salle de naissance et comme pour moi c'etait un déclenchement violent, ils m'ont posé la péridurale directement...là on était parti pour passer la journée en salle de naissance, j'étais super détendu et je n'avais pas mal, car je gerer ma douleur avec un petit bouton.
On a écouté de la musique, on a lu des magazines...mais à 18h, le médecin a dit stop, rien n'a bougé, on monte en césarienne.
Woua, là j'ai pleuré, j'ai eu peur...même si je ne me voyais toujours pas accoucher normalement, une opération pour moi, c'était l'inconnu, alors j'étais bien contente de l'avoir retardé le plus possible.
Le problème, c'est que j'ai eu le temps de bien stresser...car dans la salle d'à coté, il y avait une véritable urgence et on m'a dit qu'il fallait patienter...on nous a remercié de nombreuses fois pour notre compréhension et d'attendre sans rien dire. Que dire?
Personne, n'a voulu me dire ce qui se passait à coté, mais j'ai finalement compris quelques minutes avant de partir en salle d'opération...je tremblais de partout.
Juste avant l'opération l'anesthésiste m'a parlé de ce qui s'était passé et que je n'aurais pas ma fille en salle de réveil comme prévu.
L'opération commence, je voyais que le plafond et la grosse lumière, beaucoup de monde, il parait que je rigolais?!? le médecin demande si il peut commencer et on met le voile devant moi. Julien rentre, il est tout blanc et là je lui dis: "je crois qu'ils ont commencé...et on entend Lou pousser son premier cri, déjà la voix cassé".
C'est étrange comme sensation, sans avoir mal on sent tout!!! bizarre...
La frustration commence déjà puisque j'ai à peine vu ma fille qu'elle repart déjà avec son papa.
Julien revient 5 min avec elle dans ses bras, mais je ne vois rien, elle est sous des draps pour le peau à peau.
Les minutes qui suivent me paraissent interminables, j'ai du demandé une dixaine de fois si c'était fini!
Quand je sors on me met Lou sur moi, mais je ne la voit pas vraiment, je suis allongée et là je repars pendant 1 heure dans une salle, je regarde la pendule, je regarde cette pauvre maman qui dort et qui a perdu son bébé, je me pose pleins de question.
Ensuite on me ramène dans ma chambre et là je me souviens que je n'arrête pas de demander où est ma fille, où est mon chéri? Quel soulagement quand ils arrivent, et j'ai Lou dans les bras, il est très tard et je sais que julien devait repartir...pour le reste, c'est très dur le lendemain, on vous lave, on a une sonde urinaire, il faut se mettre debout, la douleur est intense...et on ne peut pas s'occuper de son bébé.
Alors que pour d'autre ca ce passe bien, moi je continue dans le "spécial grossesse", je fais de la fièvre et j'ai des violentes douleurs dans le ventre et du coup je suis de nouveau sous perf et je ne peux pas me lever...
7 jours après, je vais mieux, mais c'est vraiment dur de marcher, j'ai mis un peu de temps avant de ne plus avoir mal. Bientôt 2 mois après l'opération, ca va mieux, j'ai toujours une sensibilité audessus de la cicatrice, je ne sais pas quand ça va partir, enfin, je peux marcher sans problème et le bonheur c'est bien d'avoir Lou. Même si devenir parents n'est pas facile tous les jours...
Tout ca pour dire que je ne comprends pas comment on peut augmenter le nombre de césarienne en france pour arranger les mères ou les médecins, car d'après ce qu'on a compris, ca rapporte bien plus aux maternités qu'un accouchement classique. La césa reste une opération avec les suites opératoires qui sont douloureuses.